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Château de Brague : Carnets — semaine du 17 au 23 août 2026

31 août
3 min de lecture

Cette semaine, tout s'est accéléré. Le labo a confirmé lundi soir que les blancs étaient très mûrs, et jeudi on vendangeait. Les rouges suivront.

À la vigne

Lundi matin on a fait un contrôle de maturité sur les blancs, c'est-à-dire prélever des baies pour mesurer où en est le raisin. Le retour du labo est tombé le soir même. C'est très mûr, il fallait vendanger dans la semaine. On s'est donné deux jours pour tout préparer et on a calé la vendange des blancs au jeudi.

Dans la foulée, on a lancé mardi un contrôle de maturité sur trois de nos parcelles de rouge, celles qu'on appelle Plateau 1, Gardette 1 et le Garage. Les échantillons sont partis au labo mercredi matin, pour savoir quand elles seront prêtes à leur tour.

Jeudi à la première heure, on a vendangé les blancs. On a commencé par Gardette, une de nos parcelles, puis on a rempli le pressoir au fur et à mesure. Tout était rentré et pressé dans la journée. Pour les rouges à venir, la consigne est claire. On ne mélange pas les parcelles dans la benne, sauf les Gardettes entre elles, et on note le niveau dans la cuve entre chaque parcelle. C'est ce qui permet d'évaluer le rendement de chacune.

Dimanche soir on a préparé la suite. Lundi on ramasse le Garage et le Grand Carré, de quoi remplir une demi-cuve. La parcelle des Piquets Noirs attendra, on est passé la voir et elle n'est pas prête. Le raisin ira de la benne à une table vibrante, puis au fouloir, puis directement en cuve. On prendra des photos des premières trémies et des bennes pour juger sur pièce s'il faut trier ou non. Et si la pluie s'invite vraiment lundi matin, on repousse à mardi.

Début des vendanges

Jeudi 20 août, premières vendanges de l'année au domaine, avec les blancs. Le labo avait donné le signal lundi soir, tout était prêt en deux jours. On a commencé par Gardette à la première heure et tout était pressé le soir même.

Au chai

L'annonce de la vendange a lancé le compte à rebours au chai. Il restait tout à désinfecter, c'était jouable en deux jours et c'était fait à temps. On a commandé 120 kg de carboglace, de la glace carbonique qui protège la vendange de l'oxydation en attendant le pressurage, et sorti des petits pulvérisateurs à main pour mettre du soufre sur le raisin. On a aussi récupéré au labo des enzymes de clarification, qui aident le jus à se clarifier plus vite. Enfin, on a repris les fiches de vinification, la feuille de route de chaque vin, une pour le blanc, une pour le rouge et une pour le clairet.

Mercredi en fin d'après-midi, le pressoir a été livré, avec une prise en main pour comprendre son fonctionnement. La machine est imposante, trop grande pour rentrer dans le chai. Elle restera donc dehors, sur sa remorque, ce qui simplifie au passage les manutentions.

Jeudi on a pressé au fil de la récolte. Vendredi, le bilan est tombé, 24 hectolitres de blanc en cuve. Le jus était encore trouble le matin, un peu moins à midi. On a donc débourbé vendredi soir et levuré dans la foulée, c'est-à-dire ajouté les levures qui lancent la fermentation. Samedi matin, les bourbes avaient déposé, pas beaucoup encore, mais c'est déjà ça. On continue de surveiller.

Pourquoi ? Débourber, c'est laisser reposer le jus fraîchement pressé pour que les bourbes, les particules de pulpe et de peau en suspension, tombent au fond de la cuve. On garde ensuite le jus clair pour la fermentation. Un jus trop chargé donnerait des goûts grossiers au vin.

24 hectolitres de blanc

Premier pressurage de l'année, jeudi, avec un pressoir tout juste livré la veille. Au final, 24 hectolitres de jus blanc sont en cuve, débourbés et levurés dès vendredi soir.

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